
En ce jour du 11 novembre 2006, j’ai rendez-vous à la Tour Magne à midi, pour une journée identitaire… Pourquoi la Tour Magne ? Peut être parce que l’endroit est magique, peut être aussi parce que ce vestige de l’enceinte fortifié pré-romaine représente une partie de l’Histoire de Nîmes, peut être également parce que Frédéric Mistral voyait en elle le « phare de la renaissance de la civilisation méridionale ».
Je salue les camarades que je connais et fais connaissance avec les autres. Nous pique-niquons tous ensemble, jeunes comme moins jeunes, dans un esprit de joie et de camaraderie.
A 13 heures nous partons pour les conférences en covoiturage, preuve de notre souci de l’environnement.
Au lieu choisi, un responsable nous informe rapidement des dernières actions identitaires en France : « Allah Akbar au petit déjeuner » en Seine-Saint-denis, « les identitaires catalans dans le quotidien l’INDEPENDANT », « Nissa Rebela » etc.
Un camarade de Solidarité Kosovo nous fait un brillant exposé de l’Histoire des relations entre le Kosovo et la Serbie d’hier à aujourd’hui en nous décrivant les souffrances des serbes face à l’expansionnisme musulman ; ainsi que le bilan des actions de son association.
Un identitaire catalan, nous présente deux sujets : d’une part, l’Histoire de l’annexion de la Catalogne Nord par la France, moment très douloureux pour nos frères catalans, ainsi que la résistance de ce peuple fier face aux jacobinismes parisien et madrilène. D’autre part, la situation de la Catalogne sud avec son nouveau statut. Un événement d’une grande portée que les mass-médias français ont volontairement occulté, mais aussi, hélas, en corollaire la chienlit néo-marxiste de Catalogne qui s’accapare, odieusement, tous les évènements culturels.
Puis un jeune agriculteur identitaire occitan, nous offre un discours passionné et passionnant sur la définition de l’identité et la notion d’enracinement.
Après les conférences vint le moment de rendre hommage à Louis Rossel. Nous nous dirigeons vers le cimetière protestant quand un événement inattendu survint : le cimetière est exceptionnellement fermé alors qu’il n’est que 17 heures. S’agit-il d’une volonté de gâcher la commémoration annuelle des identitaire à Nîmes ? Ne voulant pas faire preuve de paranoïa, je préfère rester naïf et me dire que ce n’est que pur hasard.
Mais nous ne perdons pas espoir : il en faut bien plus pour décourager les identitaires ! Nous nous installons à proximité du lieu fermé et écoutons le discours en l’honneur de Louis Rossel après avoir entonné le Chant de Fidélité. Nous clôturerons cet hommage par un autre chant celui du CEPE (1), le lancinant Chant des Marais puisque le Colonel Rossel a fait partie de la longue cohorte des emprisonnés.
Puis sous l’impulsion d’un camarade intrépide, sept jeunes vaillants identitaires, dont moi-même, pourrons tout de même rendre un hommage plus direct, là où repose le colonel Louis Rossel en chantant le vibrant et émouvant « Lansquenets ».
Ainsi s’achève cette excellente journée identitaire où une quarantaine de militants, catalans et occitans d’une même communauté de sang, se sont rassemblées pour prouver leur attachement à leurs patries charnelles et à l’Europe.
J’ai la conviction d’avoir fait le bon choix en m’engageant dans la lutte identitaire qui sauvera l’Europe des méfaits du mondialisme et de ses avatars que sont l’individualisme, le jacobinisme, l’islamisation et l’immigration-invasion extra-européenne qui prend de plus en plus la forme d’une colonisation qui nous rend, tous les jours un peu plus, étrangers sur notre propre sol !
LOUIS ROSSEL ? PRESENT !
Damien D.
(1) Comité d’Entraide aux Prisonniers Européens
Source : Blog IDentitaire